À peine ses 40 cartons (dont 30 de livres !) déchargés au presbytère, le nouveau curé de Verneuil-Vernouillet est déjà reparti : son premier dîner, c’est avec des paroissiens qu’il le prend ! « Car je suis tellement impatient, et heureux, de faire la connaissance de tous mes futurs paroissiens ! » nous confie le père Amaury du Fayet de la Tour.

amauryL’exercice de présentation de son parcours, ça ne lui fait pas peur, il est déjà passé par là avec une interview accordée au journal L’Étudiant, parmi d’autres "Portraits de pros" : un ébéniste, un opticien-lunetier, une productrice de plantes aromatiques... et donc un prêtre ! Et sur YouTube, il raconte en 2 minutes chrono, photos à l’appui, les réactions de sa famille à l’annonce de sa vocation sacerdotale  play rouge
Alors l’intervieweuse amatrice décide de jeter l’éponge pour le laisser se raconter en toute simplicité. « Je suis ce qu’on appelait autrefois une vocation tardive », nous dit-il. Autrefois ? « Oui, parce que maintenant, tout se fait plus tard… » Le voilà donc bien de son temps, notre nouveau curé, et tant mieux ! Après une école de commerce, il tâte de la vie professionnelle pendant trois ans, dans le patrimoine culturel, avant de vivre, à 25 ans, « une sorte de coup de foudre » : « La vocation m’est tombée dessus, je ne m’attendais pas à la force de cet appel soudain, alors que je m’étais déjà posé la question par moi-même… »

Ses sept ans de formation au séminaire ont été pour lui un vrai bonheur : une première année de détachement, d’arrachement même, à la maison Saint-Jean-Baptiste à Versailles ; deux ans de philosophie à Chatou ; trois ans de théologie à Bruxelles ; et enfin, l’année de diaconat et la première année de prêtrise à l’Institut Jean-Paul II à Rome, pour travailler sur la famille et le mariage.

« En relisant ma vie, je me rends compte que mon cheminement s’est fait dans l’ombre tutélaire des trois derniers papes : toute mon enfance et mon adolescence se sont déroulées sous le regard de saint Jean-Paul II, le pape des jeunes et des voyages, celui qui s’est beaucoup intéressé à la vie quotidienne des gens ; mes années de séminaire, entre 2005 et 2013, ont très exactement coïncidé avec le pontificat de Benoît XVI, le pape du travail intellectuel, auquel nous devons des Lettres aux séminaristes très nourrissantes ; et enfin, j’ai été ordonné prêtre l’année de l’avènement du pape François, qui me montre la voie en mettant l’accent sur trois points importants dans une vie sacerdotale : l’annonce de l’Évangile au monde, le service et l’ouverture d’esprit. »

G 181« À ces trois papes s’ajoutent deux saints, qui me sont particulièrement proches et qui me font comme des "clins Dieu" : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, mon amie du Ciel que j’ai appris à connaître à la Maison Sainte-Thérèse de Bruxelles ; et chez les hommes, saint Louis, dont le grand jubilé a eu lieu en 2014, 800 ans après sa naissance et son baptême, alors que j’étais tout jeune prêtre à l’église Saint-Louis-des-Français à Rome. Il a continué de m’accompagner l’année suivante, quand j’ai été nommé vicaire à… la cathédrale Saint-Louis de Versailles. »

Comment abordez-vous votre nomination comme curé dans une nouvelle paroisse ? « Avec crainte et confiance tout à la fois », répond-il très simplement : « Avec crainte parce que je me vois chargé du salut de 26 000 âmes, c’est une lourde responsabilité ! Mais avec confiance aussi, car j’ai été nommé par mon évêque : l’Esprit Saint est dans le coup ! »

Sainte Thérèse et saint Louis, saint Martin et saint Étienne, et nous tous, paroissiens et paroissiennes de Verneuil et Vernouillet, prions pour notre nouveau curé !

B.B.